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Quelques traits concernant

La Liturgie de la Messe selon le rite Maronite

 

*  Généralités

 

        A l’instar de toutes les messes Chrétiennes la messe selon le rite de l’Eglise Antiochienne Syriaque Maronite comporte deux Grandes parties : l’office de la Parole et l’Anaphore.

 

        Après la préparation des offrandes sur le petit autel du côté droit, le chant de la lumière rappelant Jésus Lumière du monde, annonce l’allumage des cierges.

 

        Le Syriaque est la langue mère des maronites. Avec l’arabisation des pays du Moyen Orient la langue arabe était devenue la langue courante et les maronites ont pris la décision au Synode Libanais (Synode de l’Eglise maronite qui a eu lieu en 1736) de traduire la messe à la langue que les fidèles connaissaient, donc, à la langue arabe. Depuis, l’Eglise maronite a inséré la langue arabe dans sa liturgie.

 

Pourtant, vu l’importance de la langue syriaque - langue fille de l’araméen, langue parlée par Jésus et son entourage - et voulant rester fidèle à leur tradition, les maronites ont toujours voulu maintenir précieusement quelques prières en syriaque. 

Nous citons à titre d’exemple dans la liturgie de la messe actuelle :

- les deux entrées au début de la messe et la montée vers l’autel ;

- le « Trisagion » ( trois fois Saint ) où l’on professe par trois  fois  «  Dieu Saint ! Dieu Tout Puissant ! Dieu Immortel ! » ; et où les maronites ajoutent à l’expression « Aie pitié de nous ! » D’autres expressions concernant le Christ né de la fille de David, ou baptisé par Jean, ou crucifié pour nous, ou ressuscité d’entre les morts. Ces expressions diffèrent selon le temps liturgique ;

- Les paroles de consécration, où l’on récite les paroles que Jésus même avait dites la veille de sa Passion.

 

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*  Quelques caractéristiques de la messe maronite :

 

- La procession du début symbolise la marche du peuple de l’Ancien Testament mais une fois le prêtre franchit les escaliers de l’abside entrant devant l’autel tout représentera le Nouveau Testament. C’est pourquoi la première partie de la messe symbolise la prédication de Jésus. Et comme toute messe est Résurrection et Pentecôte, nous comprendrons pourquoi l’Ancien Testament n’est presque jamais lu durant la messe maronite, et le psaume des lectures est toujours un hymne composé selon l’occasion liturgique.

 

- L’encens est un facteur important durant le culte. Depuis les origines l’encens avait un sens de vénération, d’adoration, de purification ou de glorification. Il est utilisé trois fois pendant la messe maronite :

+ avec la prière du pardon où l’on encense le Crucifix, l’autel et le peuple, communauté des saints ;

+ avant de lire l’Evangile on encens le Verbe de Dieu vivant dans sa Parole ;

+ après l’offertoire on encense le Crucifix, les oblats, l’autel et le peuple.

 

- Le dialogue de prières qui se fait entre le prêtre et le peuple le long de la cérémonie.

 

- De même nous constatons comme chez toutes les Eglises orientales la présence des invitations du Diacre (ou du Soliste) pour préparer les gens à percevoir l’importance du moment et leur rappeler d’accueillir humblement les grâces du Seigneur. Ceci se fait avant la lecture de l’évangile, au rite de la paix, au début de l’épiclèse et au rite pénitentiel avant la communion.

 

- La prière du Pardon, le « Houssoyo », qui est récitée juste après l’oraison du début et le Gloria, est formée de deux parties :

+ « le Proémion », prière de glorification adressée à Dieu et qui se termine toujours par l’expression « Au clément honneur et gloire à l'occasion de cette fête (de ce jour), et tous les jours de notre vie jusqu'à la fin des siècles » ;

+ «le Sedro » qui se caractérise par la commémoration de l’économie du Salut et de la demande du pardon selon l’occasion liturgique. Le Sedro se termine toujours par une prière qui touche à l’actualité du peuple de Dieu.

 

- La procession de l’Evangile juste avant la lecture symbolise la prédication de Jésus le Verbe de Dieu prêchant parmi les hommes. L’encensement de l’Evangile marque la vénération de la Parole de Dieu et l’adoration du Verbe fait chair.

 

- La grande majorité des prières sont terminés par une expression de glorification adressée au Père ou au Fils ou à la Sainte trinité. Une idée traverse ces prières c’est la glorification de Dieu et le Salut du monde.

 

- Marquant aussi le fait que l’anaphore débute par le rite de la paix : On doit se pardonner les uns aux autres avant de présenter nos offrandes. Le Prêtre prend la paix de l’autel (qui symbolise le Christ) et la donne aux servants de la messe pour que ceux-ci aussi la donnent à leur tour au peuple. Celui qui donne la paix le fait en joignant les deux mains et les tendant vers le voisin, cela veut dire qu’il demande pardon et qu’il se donne en entier en donnant la paix de Jésus à son voisin (qui symbolise tous les hommes) ! Celui qui reçoit, il accueille avec les deux mains la paix du Christ, et cela veut dire qu’il accueille cette paix de tout son cœur et pardonne à son voisin (qui symbolise aussi tous les hommes) ! Ainsi, le signe de la paix et du pardon se propage depuis l’autel jusqu’aux croyants qui deviennent instruments de paix et qui à la fin de la messe sont invités à diffuser la paix du Christ dans le monde.

 

- Les intentions de prière sont jointes à la Prière Universelle au milieu de l’anaphore à la fin de la prière eucharistique et elles sont priées par un diacre ou par l’un des fidèles.

 

- Reste à remarquer que le Pater entame un petit rite pénitentiel qui prépare les fidèles à la communion après avoir reçu la bénédiction du Prêtre. Ainsi ils se préparent saintement à rencontrer et à communier à Dieu Saint.

 

- La communion est distribuée, quand il y a possibilité, sous les deux espèces et accompagnée par la phrase suivante : « Le Corps et le Sang de Notre Seigneur Jésus Christ te sont donnés pour la rémission de tes péchés et l’obtention de la vie éternelle. »

       

 

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